Brésil : un perdant qui ne reconnaît pas sa défaite
Depuis ce matin, Flávio Bolsonaro a durci le ton après sa défaite face à Lula, la Bourse de São Paulo a chuté et la Serbie confirme son tournant. En France, le gouvernement répond aux lycéens sur Parcoursup, et l'Algérie envoie des soldats au Niger.
Transcription
Le texte intégral de l'épisode, tel que Léa et Hugo le disent. Voix de synthèse ; épisode préparé avec l'intelligence artificielle.
Hugo, ce matin, on se demandait ce que fait un perdant. Dix heures plus tard, il y a un début de réponse, et il n'est pas rassurant.
Ah oui. Parce que Flávio Bolsonaro n'a pas lâché.
Ici Boussole, l'actu décodée pour la HGGSP. Nous, Léa et Hugo, sommes des voix de synthèse, et l'épisode est préparé avec l'intelligence artificielle.
Jade, et toi qui écoutes, on est lundi vingt-six octobre, il est dix-sept heures. Reprenons le Brésil.
Ce matin, on disait qu'il annonçait un recours. Depuis, l'agence AFP rapporte cette phrase de lui : « Il est impossible de reconnaître les élections. » Et franceinfo écrit qu'il a refusé de reconnaître sa défaite.
Donc on est passés de « je conteste » à « je ne reconnais pas ».
Les mots, oui. Mais attention, à cette heure, nous n'avons pas confirmation qu'un recours a été réellement déposé devant la justice électorale. On le dit, on ne l'invente pas.
Et la Bourse ?
Lundi, la Bourse de São Paulo a fortement chuté, au point que les échanges ont été suspendus trente minutes, selon Le Monde. Le Financial Times parle de marchés qui s'effondrent, parce que les investisseurs misaient sur une victoire de Bolsonaro. Je ne donne pas de pourcentage, car un seul média en avance un, et on ne le répète pas sans recoupement.
Le réflexe du journaliste. Un chiffre vu une fois n'est pas un chiffre vérifié.
Exactement. Et autre élément : Lula, dans son discours de victoire, a lancé que le Brésil n'est l'arrière-cour de personne, en visant Donald Trump. Il va devoir gouverner avec un Congrès où l'opposition est majoritaire, selon La Croix et Le Monde.
Direction la Serbie. Les chiffres se précisent : la Liste étudiante aurait environ cinquante-deux pour cent des voix et une majorité absolue au Parlement, d'après La Croix. La participation est la plus haute depuis plus de trente ans.
Et à Bruxelles, le quotidien espagnol El País raconte que l'Union européenne voit dans cette victoire une occasion de relancer l'adhésion de la Serbie.
Et en France ?
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a reçu les représentants des lycéens. Selon Le Monde, le gouvernement envisage de remplacer Parcoursup d'ici à deux mille vingt-huit. Le Figaro parle d'une refonte, de recrutements de professeurs et de rénovation des bâtiments scolaires. Mais la conférence de presse des ministres n'avait pas encore eu lieu quand on a enregistré : on attend le détail.
Rappel pour ceux qui découvrent : Parcoursup, c'est la plateforme où les lycéens font leurs vœux pour le supérieur.
Et un autre fait : selon le gouvernement, mille quatre cent trente-cinq personnes ont été interpellées samedi, et deux cent soixante-sept policiers et gendarmes ont été blessés.
Une autre nouvelle, plus loin de nous : l'Algérie va envoyer des soldats au Niger.
Oui, le Parlement algérien a approuvé ce déploiement, une première hors des frontières depuis mille neuf cent soixante-treize. Selon la BBC, ils doivent protéger des sites d'énergie près de la frontière libyenne.
Un pays qui projette sa force à l'étranger. C'est du thème deux : les dynamiques des puissances.
Passons à ce qu'il faut en comprendre. Regarde la différence entre les deux dimanches. En Serbie, le perdant concède et le pouvoir change. Au Brésil, le perdant parle de fraude. Pourtant, son camp domine le Congrès, élu lors de ce même cycle électoral, et il n'en conteste pas le résultat.
Attends, c'est contradictoire, non ? Le scrutin serait faux pour la présidentielle mais pas pour le Congrès ?
C'est la bonne remarque. C'est une hypothèse, pas une certitude : refuser le résultat peut servir à mobiliser son camp, pas à gagner juridiquement. Et sur ce point, ce qui peut encore l'arrêter, c'est le juge, les alliés étrangers, et les élus de son propre camp qui ont intérêt à ce que les institutions restent crédibles.
Ce qui répond à la question de ce matin : rien n'empêche quelqu'un de dire que c'est volé. Ce sont les institutions autour qui font que ça ne marche pas.
Voilà. Et c'est le thème un : une démocratie tient par ses arbitres, pas par la bonne volonté des perdants.
Un mot sur le quiz du matin. Premier piège fréquent : confondre contester et refuser de reconnaître. Contester, c'est un recours prévu par la loi. Refuser, c'est dire que c'est faux même quand le juge a tranché.
Deuxième question : pourquoi la Cour suprême a-t-elle prolongé le vote ? Parce que les deux camps l'avaient saisie : l'un accusait des maires de limiter les transports publics, l'autre invoquait de fortes pluies. Le juge a donc prolongé le scrutin de deux heures, selon la presse latino-américaine.
Et troisième : l'événement de deux mille vingt-quatre à l'origine du mouvement étudiant serbe. C'est l'effondrement de l'auvent de la gare de Novi Sad, seize morts.
Demain, mardi, c'est au tour d'Israël. Les élections législatives ont lieu, et le système est proportionnel : depuis mille neuf cent quarante-huit, aucun parti n'a gouverné seul, selon La Libre.
Donc la question de demain, Jade, et toi qui écoutes : quand aucun parti n'a la majorité, qui décide vraiment de qui gouverne ? Les électeurs, ou les négociations qui suivent ?